Histoire

 
 
 

 C'est en venant par l'Est en 52 avant J.C que Jules César a rencontré des difficultés pour conquérir Avaricum (Bourges). Ses troupes se sont enlisées dans les marécages qui entouraient la cité.

 

Moulin de Voiselle Patrimoine Marais

  Certains pensent que les premiers moulins sont apparus à l'époque de Charlemagne sur la rivière l'Yévrette. Les noms de rue Charlet, Moulin de Charlet dériveraient du nom de cet empereur.

  Une autre interprétation estime que ce nom est dérivé de la carrière de Charly, d'où provenaient les blocs de pierre destinés à l'édification de la cathédrale de Bourges, et qui étaient débarqués au plus près du chantier.

 

  Il est certain que le besoin de force motrice a engendré la multiplication des moulins. Près de 500 auraient été dénombrés sur l'ensemble du département.

  Ces moulins pouvaient être à grain, à poudre, à drap, à huile, ou même scierie ou forge...

 

 C'était le début de la conquête "des terres fétides et nauséabondes", appellation qui durant longtemps demeura attachée à ces zones humides.

 Créer des moulins conduisait à canaliser l'eau, à créer des biefs, ce qui favorisa l'exploitation du poisson (rue de la Poissonnerie, près de la place St Bonnet).

 

 Aujourd'hui, la quasi-totalité des moulins a disparu. La roue du moulin St Paul est encore visible, le moulin de Voiselle reste mieux conservé. Il a en effet gardé les éléments caractéristiques de sa vocation première : le bief, les pelles, la roue et la meule à l'intérieur. Seul le moulin de la Chappe est encore en activité, même si la roue n'est plus utilisée.

 

 

 

Les maraîchers de Bourges
Les maraîchers de Bourges
les Marais de Bourges

Il se fit progressivement, car il convenait de conserver cet élément de défense.

Néanmoins, la ville qui possédait des communaux et les religieux qui détenaient de vastes étendues entreprirent de récupérer des territoires de pacage.

 

En 1640, la ville vendit une partie de ses communaux pour pouvoir payer un impôt de guerre, puis en 1663 un arrêté obligea les acquéreurs de ces marais à les mettre en valeur, et à en faire des jardins exploitables.

Ils les entourèrent de fossés extérieurs, creusèrent des fossés intérieurs et établirent des chemins de desserte.

 

Les parcelles ainsi constituées furent louées aux habitants qui les cultivèrent. Cela donna naissance à une nouvelle profession, souvent appelée marétier : altération de maraîcher des marais.

 

En 1679 on en dénombrait 70 qui produisaient des légumes, mais également du chanvre pour la fabrication des cordages utilisés par la Marine Royale.

 

A la révolution de 1789, les biens des ecclésiastiques et les communaux furent vendus à leurs locataires. Au fil du temps l'activité de maraîcher devint de moins en moins rentable, notamment avec l'arrivée du train qui apportait les productions du Val de Loire.

De 120 en 1901, le nombre des maraîchers tomba à 80 en 1930, et à 12 en 1950.

Le dernier cessa toute activité en 1976.

 

Les grandes parcelles nécéssaires au maraîchage furent morcelées et dans les Marais d'Yèvre et de Voiselle on dénombre, de nos jours, un peu plus de 1000 propriétaires pour une superficie de 135 hectares.

 

De place en place, tout autour de la  ville, subsistent d'autres zones de marais jardinés, tels les Marais du Mavois et celui de Robinson.

Peu à peu l'urbanisation a conquis des zones humides, c'est le cas du Parc des Expositions (le Plateau de la machine agricole) et le Jardin des Prés- Fichaux (autrefois marais dépendant de l'Abbaye St Ambroix)

Moulin de la Voiselle, 5 boulevard Chanzy, BP 246, 18005 Bourges Cedex

         06. 43. 84. 69. 86/

Permanences les troisièmes Mercredi du mois à partir de 18 heures au 1er étage