Façonner les invasives : du déchet vert à la matière première

Que faire des déchets verts de plantes exotiques envahissantes à l’issue d’interventions de gestion ? Et comment transformer ces déchets en ressources à l’heure du dérèglement climatique ?
Le projet
Façonner les invasives est issu d’une recherche-action de quatre mois menée par Clémence Nollim, étudiante en design à l’ENSCI–Les Ateliers à Paris, en partenariat avec le Groupe de Travail Plantes Invasives de la Région Centre-Val de Loire (GTPI). Le projet explore des pistes concrètes pour répondre à la gestion des espèces exotiques envahissantes, dont la jussie.
De la plante invasive à la matière
Les déchets verts issus des chantiers de gestion, des interventions des services techniques, des associations ou des citoyens constituent des gisements variables selon les espèces, les lieux et les saisons. Leur intégration dans les filières industrielles de traitement déjà en place reste souvent difficile. Clémence Nollim mobilise donc le design et l’écoconception pour imaginer de nouveaux usages, tout en éliminant les diaspores par les procédés de transformation.
Une recherche en lien avec l'association Patrimoine Marais à Bourges
Le projet a abouti à une gamme de prototypes, du semi-produit au produit fini : briques en terre crue et broyat d’ailante glanduleux pour la construction, émaux de céramique à partir de cendres d’ailante et de robinier faux-acacia, pots à semis compostables composés de plantes aquatiques envahissantes, teintures sur bois et textiles, aquarelles et encres de renouée du Japon, d’ailante, de myriophylle du Brésil et de jussies invasives.
La synthèse de 2025 indiquait qu’une partie de la recherche se poursuivait en lien avec les maraîchers de Bourges. Un atelier-test de valorisation était alors envisagé après un chantier participatif d’arrachage, pour explorer des filières locales en circuit court. Ce document ne permet pas de confirmer que cet atelier a ensuite été organisé.
Des prototypes pour ouvrir de nouvelles voies
Ces expérimentations ne prétendent pas apporter une solution unique. Elles constituent des points de départ pour imaginer de nouvelles filières de valorisation végétale, adaptées aux territoires et attentives aux enjeux écologiques. Au moment de la rédaction de la synthèse en 2025, certains échantillons faisaient l’objet de tests scientifiques au Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire.
Recherche : Clémence Nollim, étudiante en design à l’ENSCI–Les Ateliers, Paris. Projet encadré par Sarngsan Na Sootorn, designer.
Tous droits réservés © Clémence Nollim. Crédits photographiques © Véronique Huyghe.
Commentaires