Innovation et biodiversité : que deviennent les plantes invasives après l’arrachage ?
Après l’arrachage d’une plante invasive, une question demeure : que faire de la biomasse récoltée ? Le projet « Façonner les invasives — Du déchet vert à la matière première », présenté par Clémence Nollim dans une synthèse de 2025, explore cette question à travers le design.
Étudiante à l’ENSCI–Les Ateliers, Clémence Nollim a mené une recherche-action de quatre mois, sous la direction du designer Sarngsan Na Sootorn et en partenariat avec le Groupe de travail Plantes invasives de la région Centre-Val de Loire.
Ses expérimentations ouvrent plusieurs pistes : des briques de terre intégrant de l’ailante broyé, des émaux de céramique à partir de cendres, des godets de semis issus de plantes aquatiques invasives, ainsi que des teintures, encres et aquarelles. La jussie et le myriophylle du Brésil font partie des végétaux étudiés.
L’enjeu n’est pas seulement de fabriquer un objet. La transformation doit aussi prendre en compte les éléments capables de disséminer la plante. La synthèse indique que des tests sur les échantillons étaient en cours au Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire. Ces pistes restent donc expérimentales : elles ne constituent pas des procédés validés à reproduire chez soi.
Pour les marais de Bourges, cette recherche invite à faire dialoguer jardiniers, associations, designers et acteurs de la préservation. Elle interroge une économie locale de la matière, liée à l’entretien des milieux et à leurs contraintes.
Cet article présente les travaux de Clémence Nollim à partir de sa synthèse de 2025. Les échéances mentionnées dans le document sont celles du projet d’origine ; elles ne constituent pas une annonce d’événement à venir.
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